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Il y a des fois où tu as besoin de prendre un petit moment, de te poser, d’ouvrir un bouquin, des journaux, ou ton ordi, pour répondre à une grande question, un truc que tu connais oui, mais pas franchement dans les détails, et ça te travaille…

Quand ça t’arrive à propos d’un gros truc comme le changement climatique, il y a intérêt que tu sois en forme, que tu aies une bonne après-midi devant toi, et surtout les bonnes références, sinon tu sens que le sentiment de satisfaction d’avoir bien compris ce que tu souhaites comprendre n’est pas prêt d’arriver.

Mais on parle quand même là d’un phénomène pas vraiment anodin, qu’il serait bon de connaître un minimum, donc il arrive toujours un jour où tu fais ce chemin là :

Attends, déjà partons du début, qu’on n’oublie rien d’essentiel. C’est quoi la définition ? Donc tu vas dire bonjour à ton cher Wikipédia, qui te répond gentiment …

un changement climatique […] correspond à une modification durable (de la décennie au million d’années) des paramètres statistiques (paramètres moyens, variabilité) du climat global de la Terre ou de ses divers climats régionaux.

OK, c’était pas sorcier, et donc c’est parti pour comprendre quelles sont les modifications durables en cours.

Là tu as appris qu’il existe le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat)
qui publie des rapports synthétisant les travaux publiés de milliers de chercheurs
analysant les tendances et prévisions mondiales en matière de changements climatiques. >
 leur site web <
Il y a aussi des GIEC régionaux, comme en Nouvelle Aquitaine >> viens voir ici <<

Modification n°1giec 1

Les températures moyennes sur Terre augmentent un peu trop vite…

Modification n°2

Les températures des océans augmentent aussi, car ils absorbent l’énergie accumulée sur Terregiec 3.

Modification n°3
Les volumes des glaces et neiges diminuent d’année en année. Les températures des régions glaciaires augmentent ainsi plus vite qu’ailleurs dans le monde.

Modification n°4giec 4
Le niveau des mers augmente, et cela de plus en plus vite. (et une personne sur dix dans le monde habite une zone menacée)

Modification n°5
Les océans deviennent plus acide, via l’absorption de plus de CO2 par l’eau. Cela entraîne des effets déstabilisants sérieux sur la chaîne alimentaire océanique entière.

D’autres certainement sont en jeu, tu en as trouvé ?

Bien, à ce point là, tu as une idée plus claire de ce qu’il se passe, mais pas forcément de pourquoi cela se passe :

Tu as bien entendu parlé de la relation entre les enjeux climatiques et les émissions de gaz à effet de serre. Gaz qui peuvent provenir de multiples sources. Et qui jouent sur la température atmosphérique, par un effet qu’on appelle l’effet de serre. (si tu veux bien comprendre, vas voir là!) Et il se trouve que le GIEC t’annonce qu’il est extrêmement probable aujourd’hui que la responsabilité soit attribuée à nos activités. Point. (c’était pas mal de vérifier ça, merci!)
Bref, bref, nos émissions de gaz à effet de serre (principalement ce gentil petit CO2/dioxyde de carbone et sa copine CH4/le méthane), dues à l’usage des énergies fossiles et à l’élevage, font que nous sommes face aujourd’hui à toutes ces grandes modifications.

Mais quelles conséquences ? C’est vrai ça, ça pourrait ne pas être important…

Conséquence n°1
Les évènements climatiques extrêmes risquent d’augmenter, en fréquence et en intensité. Il s’agit des vagues de chaleurs, des inondations, des cyclones, des feux de forêts… Évènements qui auront plutôt tendance à aggraver la situation climatique elle-même (les forêts qui brûlent sont des sources d’émission de gaz à effet de serre) et les impacts qui suivent.

Conséquence n°2
Les espèces végétales et animales, qu’elles soient sur terre, en eau douce ou en mer, doivent s’adapter, et le plus souvent en se déplaçant vers des zones climatiques plus adaptées. Toutes ne pourront pas se déplacer ou s’adapter à la vitesse de la hausse des températures actuelle.

Conséquence n°3
Les ressources en eau potable sont en diminution, et la qualité se détériore. Les pluies peuvent être modifiées également, plus forte et plus rare par exemple.

Conséquence n°4giec 5
L’agriculture est touchée globalement par ces changements, et la plupart des cultures ont eu des rendements en baisse (blé et maïs surtout, riz, soja).

Conséquence n°5
Les impacts sur la santé sont à prévoir, mais encore mal connus. Les vecteurs de maladies, comme des mammifères, des oiseaux ou des insectes, pourraient déplacer certaines maladies lors de leurs migrations.

Conséquence n°6
Les inégalités économique et sociales ont tendance à être creusées avec les impacts des changements climatiques, les plus vulnérables étant les plus exposés. Migrations et conflits y sont reliés !

Si tu veux voir les LES IMPACTS OBSERVÉS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES : une carte interactive sur le site du GIEC montre ce qu’il se passe par région.
A l’échelle mondiale, la Banque Mondiale a montré sous forme d’infographie disponible ici les impacts d’une hausse de 2 et 4°C en Afrique et en Asie.

A ce moment là, souvent, tu as suffisamment eu d’infos et compris le pourquoi du comment, et une question commence à être vraiment, mais vraiment insistante : OK donc on fait quoi ?

Et la réponse est à la fois simple et complexe. On diminue illico nos émissions et on s’adapte. Comment ? Ah oui, voilà la partie complexe.

  • La question de la diminution de nos émissions, souvent tu ne sais pas trop par quel bout la prendre. Il y a beaucoup de chiffres partout, ça ne te parle pas des masses, et surtout il y a plein de manière de l’aborder : d’un point de vue collectif, international, de ton pays, des domaines d’activités ou de l’échelle individuelle.. Il y a des actions sur lesquelles tu es directement responsable, d’autres beaucoup moins (très indirectement quoi).
    Bref, là encore c’est pas simple.
    Un chiffre qui te concerne directement et qui peut te parler/servir plus ou moins, c’est la quantité d’émissions individuelle à ne pas dépasser.. Il s’agirait d’environ 1,2 – 1,7 tonne d’équivalent CO2 par an et par personne. Soit, en moyenne, entre 3 et 5 kg d’eq CO2 par jour.
    A ce moment là, tu as besoin de référence. Tu sais que tu peux faire ton propre bilan carbone pour avoir une idée, et qu’en moyenne un français c’est entre 7 et 10 tonnes par an. Et un kilo de boeuf, 27 kg d’eq CO2 : c’est vite raté pour une journée avec un bon steak quoi.

Mais il n’y a pas seulement ton mode de vie individuel qui changera la donne. Et là, tu t’arrêtes pour aujourd’hui, car la question collective/politique/sociale/culturelle/énergétique/économique (ouais bien compliquée) nécessiterait un article à lui tout seul 😉
Et la question de l’adaptation, là encore, c’est un beau sujet à lui seul. ça vous dit une prochaine fois ?

 

Sources
http://leclimatchange.fr/les-elements-scientifiques/
http://leclimatchange.fr/impact-adaptation-vulnerabilite/

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